La Bolivie

america-bolivie.png
La Bolivie
 
Superficie : 1 098 581 km² (2 fois la France)
Nb d'hab: 9,2 M
Population : Indiens Quechuas, Aymaras, Guaranis, métis, créoles.
Langues : espagnol et langues indiennes
Religions : catholique à 95%
Démocratie présidentielle
Président : Evo Morales
PNB : 950$/hab
Capitales : La Paz et Sucre

Les auteurs

JS-MINI.jpg
Sophie et Jérôme MAURICE

De notre passion commune, du voyage et du témoignage, est née notre nouvelle activité professionnelle. En effet, à 30 ans, nous sommes partis sillonner l’Amérique du Sud, l’Asie et le Moyen-Orient pendant 3 ans. Au retour, nous sommes devenus voyageurs-conférenciers. Le film et le livre de notre aventure nous ont permis de témoigner, dans le cadre notamment de Connaissance du Monde, de ce que nous avions découvert mais aussi de notre regard plutôt optimiste sur l’humanité. 

Désormais, photographes, auteurs et réalisateurs, nous souhaitons continuer à faire partager nos découvertes.
Pour en savoir plus, www.globereporters.com

Vendredi 21 septembre 2007
Pour pouvoir mettre en ligne des photos plus facilement nous changeons de site. Ce blog se termine donc la !
Pour continuer a nous suivre RV sur www.globereporters.com dans la rubrique Bolivie.
Plus de photos prochainement...
par Globe Reporters publié dans : Du côté de chez Swanne...
commentaires (0)    recommander
Vendredi 7 septembre 2007

J-2007-01010.jpg  J-2007-00861.jpg 


Le mois d’août a été pour nous l’occasion de découvrir la région de Tarija et ses traditions.
 
J-2007-00809.jpgLe 6 août dernier, jour de la fête nationale, célébrait l’indépendance de la Bolivie il y a 182 ans. Des défilés ont eu lieu toute la journée sur la grande avenue longeant le rio Guadalquivir et devant une tribune d’officiels. Chaque quartier de la ville, chaque entreprise ou corps de métier défilaient et étaient applaudis et félicités par le Maire de Tarija. Cette fête était très représentative de la population Tarijenienne, une mixité des origines et des cultures. (cf article - 182 ans d’indépendance)
 J-2007-01034.jpg
Nous avons été heureux d’accueillir chez nous Annie et Alain, deux savoyards retraités, partis pour deux années autour du monde à vélo. Après l’Asie centrale, l’Asie du sud-est et la Nouvelle-Zélande cela fait près de 4 mois qu’ils roulent en Amérique du Sud. Une semaine très sympathique où nous en avons profité pour nous balader dans la région. Swanne quant à elle fût bien contente de jouer avec « mamy Pomme » et « papy Chat » et surtout d’apprendre la chanson « Pomme de reinette et pomme d’apis » qui calme désormais tout les petits maux ou agacements de Mademoiselle. Une semaine à l’ambiance familiale très agréable. Nous leur souhaitons bonne route vers l’Argentine puis l’Afrique. (Leur site : http://pommequiroule.homeip.net)
 
Notre maison se situe dans une zone géologiquement très aride avec une végétation d’épineux et de cactus contrastant fortement avec le Lac San Jacinto qui se trouve à moins d’un kilomètre. Ce lac artificiel formé suite à la construction d’un barrage permet d’irriguer les cultures environnantes et notamment les vignes de la Vallée de Conception. C’est un lieu très agréable au bord duquel on déguste de très bons poissons comme le Pejerrey (chair goûteuse mais pleine d’arrêtes !) accompagné de gros grains de maïs blancs pochés. Les eaux bleues du lac dans ce paysage aride donnent de véritables accents méditerranéens à la région. 
 

  J-2007-00827.jpg  S-2007-0298.jpg

A une heure de Tarija en empruntant une piste sinueuse et raide qui grimpe à 3800 m d’altitude se trouve l’entrée du parc de la Cordillère de Sama. On y découvre les magnifiques lagunes de Tajzara peuplées par des colonies de Flamants roses, de Flamants James une espère rarissime, de foulques géants et des foulques cornues. Nous y sommes déjà montés trois fois et à chaque visite le spectacle est saisissant. On se trouve réellement sur l’altiplano avec des villages en adobe, des lamas, un vent permanent et cette végétation si spécifique aux hauts plateaux andins : la puna, une petite herbe jaune.  

J-2007-01020.jpg 

J-2007-01202.jpgLe mois d’août est le mois des pèlerinages dans la région. Fête de San Lorenzo, pèlerinage de Chaguaya et enfin fête de San Roque, la grande fête annuelle de Tarija. Ces fêtes religieuses sont très populaires et les Chapacos (habitant de la région de Tarija) y participentJ-2007-01735.jpg activement. Ce fut pour nous l’occasion de découvrir les traditions locales. L’un des points commun de ces trois fêtes est l’absence de consommation d’alcool. En effet, contrairement à d’autres régions de Bolivie, les Tarijenos sont très fiers de rester sobres lors de ces fêtes religieuses. Par contre, ils ne se privent pas de bien mangés, de danser et de faire la fête. Les spécialités locales sont le cochon cuit au four, le poulet sauce piquante et l’aloja, une boisson préparée à partir de céréales, blé, maïs ou quinoa. (cf les articles sur le pèlerinage de Chaguaya et San Roque).
 

J-2007-01361.jpgLe sud bolivien recèle de trésors et nous en avons découvert un autre : la région de Tupiza. Située à 200 km de Tarija, il faut à peine 7 heures d’une piste splendide mais sinueuse pour rejoindre les deux villes ! Nous avons partagé le trajet en deux et avons donc fait notre premier bivouac dans le 4x4 au cœur d’une quebrada magnifique que nous avons remonté sur 10 km. Nouvelle expérience pour Swanne que ce bivouac dans le 4x4. Le sommeil fut dur à trouver mais une fois celui-ci attrapé, elle ne l’a plus lâché jusqu’au lendemain, contrairement à ses parents toujours à surveiller les températures…J-2007-01324.jpg
Tupiza est située dans une vallée aux étranges formations rocheuses de couleurs ocres jaunes, rouges et verte. Nous avions l’impression d’être au Far West et les chevaux qui sillonnent encore la région ne sont pas pour rien dans cette ambiance d’un autre temps. Cette contrée est également connue pour être le lieu du dernier hold-up de Butch Cassidy et Sundance Kid. Nous avons parcouru ce joli coin de Bolivie pendant quatre jours avant de rentrer à Tarija pour assister aux festivités de San Roque.
 
J-2007-01341.jpg  J-2007-01388.jpg 

Du côté de chez Swanne, notre puce pousse bien même si l’air sec de la région semble la gêner un peu. Elle a enchaîné ce mois ci deux rhino-pharyngites bien désagréables. Elle court maintenant à quatre pattes, se lève toute seule et se tient debout longtemps accoudée à un muret. Elle joue à la balle avec son papa, danse dès que l’on se met à chanter. Elle va maintenant à la garderie où elle a une nounou pour elle toute seule mais joue aussi beaucoup avec les autres enfants. Aucun problème pour la laisser, chaque matin elle se jette dans les bras de sa nounou !! Swanne commence à prendre l’habitude de la poussière. En effet, nous vivons dans la campagne donc la poussière est notre quotidien tant dans le 4x4 que dans la maison… heureusement que Maman a insisté pour acheter une machine à laver !! 
  J-2007-01414.jpg  J-2007-01300.jpg

 

Nous attendons d’ici quelques jours Marc, un ami rencontré en Bolivie en 2002 et qui parcourt, cette année, les Amériques en moto.
Nous ne réussissons plus à mettre en ligne d’albums photos sur le blog. Nous réfléchissons donc à une solution pour vous permettre de profiter des photos rapidement. Merci de votre patience…
A bientôt

Jerome, Sophie et Swanne

 

par Globe Reporters publié dans : Du côté de chez Swanne...
ajouter un commentaire commentaires (0)    recommander
Vendredi 7 septembre 2007

En 2007, Tarija, a célébré le centenaire de la grande fête de San Roque où des milliers de Chunchos dansent en procession pour honorer saint Roch.

 

J-2007-01612.jpg 

Des centaines d’hommes en chemise blanche et pantalon court sortent des maisons de la ville, une grande boite à chapeau à la main. Ils portent des bas roulés aux chevilles et des chaussures bien cirées. Que se passe-t-il ? 
J-2007-01755.jpgJe décide de les suivre. Un indice me met la puce à l’oreille, sur certaines boites à chapeau est collée l’affiche de la Fête de San Roque, sur d’autres se trouve juste l’image du Saint Patron de Tarija, enfin quelques unes ne porte aucune image mais un nom simplement inscrit en grand.[…]. Nous entrons sur le terrain du jeu de paume et sous les rayons du soleil je suis éblouie par des costumes multicolores. Ces hommes en chemises blanches sont en fait des Chunchos, ils viennent ici pour revêtir leur costume avant la procession. 
Nous sommes le premier week-end de septembre lors de la grande fête annuelle « San Roque » qui se déroule du 16 août, jour de la Saint-Roch, jusqu’au deuxième dimanche de septembre. Cette fête populaire est avant tout une fête religieuse et la grande majorité des Tarijenos portent une foi sans limite en leur Saint Patron. En 1998, ces festivités ont été déclarées « Patrimoine national Historique Religieux et Culturel»J-2007-01642.jpg
J’observe ces hommes se vêtir avec soin et sérieux. […] Il ne s’agit pas d’un costume folklorique mais réellement d’un vêtement de pèlerins, ici dénommé « Promesantes » c'est-à-dire celui qui a promis. En effet, chaque Chuncho promet de danser un certain nombre d’années pour honorer saint Roch, en échange de la santé ou de la guérison. […]
En sortant de la salle, les Chunchos totalement revêtus de leur costume, portant dans la main gauche, la « flecha » un petit instrument en bois avec des plumes colorées, rejoignent le parvis de l’église San Roque. […] Au tout dernier moment, les Chunchos remontent leur bas qu’ils tenaient roulés aux chevilles, vérifient que chaque partie du costume et de la coiffe est bien attachée, se cache derrière leur voilette puis se dirigent vers la statue pour s’agenouiller devant et enfin se placent en ordre autour d’elle.
J-2007-01735.jpgLes 1300 Chunchos s’étant agenouillés la procession commence en musique et en rythme. […] une procession pleine de ferveur religieuse.
[…] Le soleil monte et la chaleur devient lourde. Les Chunchos ne sont sensés ni mangé ni boire pendant la procession, mais sous ce costume et au milieu de cette foule la chaleur est difficile à supporter. Certains enfants suivent leur père avec une bouteille d’eau… Ces processions vont avoir lieu pendant plusieurs heures et plusieurs matinées de suite pour que le cortège passe par tous les quartiers de la ville. Un véritable sacrifice en l’honneur de saint Roch, ce saint français, patron des malades et handicapés.
[…]. La véritable originalité de cette fête ce sont les Chunchos. On ne les rencontre pas ailleurs. Pourquoi des pénitents, sous un costume étrange, accompagnent-ils la statue de saint Roch ?
 J-2007-01769.jpg
Ibar Valencia, Chuncho depuis 46 ans, tente de m’expliquer. « Les Chunchos sont uniquement des hommes qui portent un costume représentant les malades d’autrefois. L’origine des Chunchos n’est pas vraiment claire et plusieurs hypothèses cohabitent. A Tarija, le costume des Chunchos représente les lépreux de Lazaretto, une léproserie située à 7 km de la ville à la fin du XIX° siècle. Ils mendiaient pour demander à manger et à boire tout en étant totalement voilés afin de ne pas montrer les stigmates de leur maladie. Cependant, les plumes de dindon qui ornent la coiffe des Chunchos viendraient probablement des indiens dénommés « Chunchos » qui furent convertis au christianisme par les espagnols. »
[…] 

Pendant trois semaines, Tarija vit au rythme de la fête alternant messes solennelles, processions, concerts de musique traditionnelle et feux d’artifice. Mais une dernière question reste en suspend. Pourquoi depuis quelques jours tous les chiens de la ville portent-ils un collier de fleurs ? Ibar m’éclaire une dernière fois. Le 16 août, jour de Saint Roch et début de la fête, tous les chiens furent bénis sur le parvis de l’église et leurs maîtres les ornèrent d’un collier de fleurs qu’ils porteront tout au long de cette fête. Saint Roch est aussi le saint patron des chiens.
 

J-2007-01668.jpg

 

par Globe Reporters publié dans : Reportages
ajouter un commentaire commentaires (0)    recommander
Vendredi 7 septembre 2007
Chaque année des milliers de pèlerins parcourent à pied 60 km entre Tarija et Chaguaya pour prier et vénérer la Vierge Marie.
 
J-2007-01172.jpgDu 15 août au 6 septembre, chaque jour des milliers de personnes quittent le centre ville de Tarija, traversent le Rio Guadalquivir sur le pont des pèlerins, contournent le lac San Jacinto et rejoignent par une piste magnifique le petit village de Chaguaya.
Ce pèlerinage existe depuis l’époque coloniale et célèbre l’apparition de la Vierge Marie à un paysan de passage à Chaguaya.
La majorité des pèlerins font le trajet de nuit en quittant Tarija à la tombée du jour pour éviter l’intensité des rayons du soleil de la journée. Ils arrivent ainsi au petit matin après plus de 10 heures de marche.
Ce sont principalement des jeunes, lycéens, étudiants, équipés de chaussures de sport et pull chaud qui prennent ce chemin. Cependant, le week-end, des familles entières, des jeunes enfants de 10 ans aux grands-parents tentent cette expérience forte dans leur vie de croyants. Ils viennent prier Marie et lui demander de garder ou de retrouver la santé.
Quelques véhicules passent sur le chemin mais très peu de pèlerins abandonnent la route pour faire du stop. Nous emmènerons à Chaguaya dans notre voiture, une femme âgée malade et deux enfants de 10 ans épuisés au bout de 30 km de marche !
 
Tous les 10 km environ les pèlerins traversent des villages ou un camp monté pour l’occasion et y trouvent de quoi se restaurer ou se faire soigner au poste de santé.
 J-2007-01164.jpg
Avant d’arriver au sanctuaire de Chaguaya, les pèlerins traversent le village qui se transforme pendant trois semaines en un immense marché populaire. Des étals proposent des petits-déjeuners, des repas complets et des rafraîchissements mais surtout de succulentes chiriadas, des crêpes au miel qui sont la spécialité locale. Les mamitas les préparent assises par terre avec un petit réchaud à gaz ou directement sur un feu de bois et charbon.
 
Arrivés au Sanctuaire, les pèlerins assistent à la messe et font la queue pour être bénie par la statue de Marie. Un homme soutient cette statue et chaque croyant met sa tête sous la robe de la Vierge en exprimant ses vœux.
 
J-2007-01206.jpgAprès le pèlerinage, chacun va se restaurer et déguste avec appétit les fameuses crêpes mais aussi les soupes de cacahuètes ou de quinoa, le porc cuit au four, les pommes de terre, le riz et le maïs. Un article dans la presse locale mentionnait que le personnel municipal chargé de la santé publique contrôlerait l’état sanitaire de ces gargotes et des aliments afin de prévenir les problèmes intestinaux. Une bonne hygiène était recommandée aux tenancières comme par exemple avoir des ongles propres et courts, porter un chapeau ou un bonnet, se laver les mains après le passage aux toilettes, ne pas mettre ses doigts dans son nez… Evidemment ce vœu pieu des services sanitaires montre la prise de conscience des pouvoirs publiques sur l’éducation nécessaire en matière d’hygiène et santé des femmes boliviennes. D’ailleurs, de nombreux projets dans la région forment les femmes des communautés rurales à ces notions de base pour réduire les maladies et la mortalité infantile encore très importante.
Néanmoins, malgré le non respect apparent des règles d’hygiène, nous avons dégusté ces excellents plats à Chaguaya, comme régulièrement sur le marché de Tarija, et en gardons un excellent souvenir…
 
A l’issue de cette journée, les pèlerins rentrent à Tarija en bus, camions ou camionnettes, évidemment bien chargés malgré le contrôle strict de la Police sensée éviter les surcharges !

J-2007-01219.jpg

par Globe Reporters publié dans : Rencontres
ajouter un commentaire commentaires (0)    recommander
Vendredi 7 septembre 2007
J-2007-00780.jpg

Ce 6 août, jour de la fête nationale, était célébré les 182 ans d’indépendance de la Bolivie. Dés défilés ont eu lieu dans toutes les villes et villages du pays et ce fut l’occasion d’une grande fête populaire.

A Tarija nous avons assisté aux défilés devant une tribune d officiels. De nombreuses femmes en tailleurs jupe ou pantalon avec talons hauts, maquillage, visage blanc et cheveux châtains représentaient les métisses ou créoles majoritaires dans cette région sud de la Bolivie contrastant avec les défilés de « campesinos » paysans ou commerçants en costumes traditionnels indiens. 

Les indiens sont minoritaires dans ce département qui fait partie de la « média luna » c'est-à-dire la partie orientale de la Bolivie qui souhaite obtenir un statut d’autonomie. Nous pensions que cette date du 6 août marquerait une reprise des « bloqueo » et manifestations contre le gouvernement actuel d’Evo Morales. Mais il n’en fut rien. J-2007-00803.jpgA la date du 6 août devait normalement sortir la nouvelle constitution du pays mais les élus chargés de rédiger ce texte n’ont pu terminer leurs travaux et la nouvelle constitution devrait être présentée mi-décembre. A Sucre, où siège cette assemblée constituante, de nombreuses grèves et mêmes des altercations violentes entre les indiens et les créoles ont eu lieu ces derniers temps freinant sérieusement tout processus de négociations et d’entente. Lors de la création de la Bolivie en 1825, Tarija avait le choix entre rejoindre la nouvelle Argentine ou la Bolivie. A l’époque ils décidèrent de faire partie du nouvel état bolivien, bien plus prospère alors que son voisin du sud. Aujourd’hui, un certain nombre de Tarijenos souhaiteraient rejoindre l’Argentine, se sentant plus proche culturellement de ce pays que des hauts plateaux boliviens, dont le représentant Aymara est aujourd’hui le Président. 
Il existe une forte concentration des pouvoirs en Bolivie. Tout projet doit être présenté pour validation au gouvernement de La Paz ce qui génère dans les départements riches de la « demi lune » une véritable frustration. Une constatation bien terre à terre en est le ravitaillement en gaz pour alimenter notre 4x4. Les pompes en GNC (GPL) ne se trouvent que dans deux stations de la ville et celles-ci ne fonctionnent qu’au compte gouttes générant des queues interminables de véhicules (surtout des Taxis). Pour ne rouler qu’au gaz, il faudrait faire deux heures de queue au moins deux fois par semaine. 
Quel paradoxe dans cet état qui possède la deuxième plus grosse réserve de gaz d’Amérique du Sud !
par Globe Reporters publié dans : Histoire
ajouter un commentaire commentaires (0)    recommander

Diaporama

Créer un blog sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur avec TF1 Network - Signaler un abus